Rétrospective des politiques socialistes de l'année 2014

Rétrospective des politiques socialistes de l’année 2014

2014L’année 2014 a été présentée, par beaucoup de médias, comme une année particulièrement difficile pour le Parti Socialiste. Il est vrai qu’il a connu plusieurs défaites électorales successives, plusieurs remaniements gouvernementaux ainsi qu’une « fronde » de la part de certains députés. Certes le chômage n’a pas diminué en 2014 et malgré une légère stabilisation en cours d’année celui-ci est malheureusement reparti à la hausse. On peut effectivement se désoler de ce seul critère, mais cette année a pourtant apporté des avancés majeures.

Retour sur les 10 mesures les plus marquantes de 2014 :

  • 14 janvier 2014, lors de la conférence de presse de François Hollande à l’Élisée, le chef de l’Etat se dit « social-démocrate » et détaille son « pacte de responsabilité et de solidarité ». Un pacte qui permet la plus grosse baisse de cotisations des entreprises jamais octroyée : 40 milliards d’euros afin de relancer notre compétitivité et soutenir ainsi la croissance et l’emploi. Les entreprises au cours de cette années ont d’ailleurs perçues le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) et certains signaux en fin d’année commence à devenir positifs.
  •  20 janvier 2014, la loi sur la réforme des retraites assure désormais la pérennité financière de notre système par répartition. Issue d’une négociation approfondie avec les partenaires sociaux en 2013, elle restaure l’équilibre de notre système par répartition, pilier de notre protection sociale, en demandant un effort équitablement réparti entre les salariés, les entreprises et les retraités et ouvre en contrepartie de nouveaux droits pour les salariés : la reconnaissance de la pénibilité des métiers, des carrières fractionnées et des années d’études.
  • 22 janvier 2014, la loi met fin au cumul des mandats parlementaires et des fonctions exécutives locales.Cette révolution tranquille va opérer une transformation de notre vie démocratique dont on ne mesure pas encore toute l’importance : le renouvellement des élus, la représentation de la diversité de la société, la réhabilitation du Parlement, l’accélération de la décentralisation…
  • 17 mars 2014, la loi sur la consommation rééquilibre les pouvoirs entre consommateurs et entreprises mais vise aussi à rendre du pouvoir d’achat aux Français et à leur donner les moyens d’être bien informés avant de consommer. La loi Consommation entend renforcer la protection des consommateurs contre les pratiques déloyales notamment via les actions de groupe permettant de se défendre collectivement.
  • 31 juillet 2014 : la loi sur l’économie sociale & solidaire (ESS) permet d’initier un véritable changement d’échelle. En effet, elle permet de consolider le réseau des acteurs de l’ESS pour inscrire leur dynamique dans la durée ainsi que de redonner le pouvoir d’agir aux salariés, notamment en leur reconnaissant le droit d’être informés préalablement à la vente de leur entreprise et de la reprendre sous forme de société coopérative et participative (SCOP) sans acquérir immédiatement la majorité du capital. Elle permet également de renforcer les politiques de développement local durable et les initiatives des acteurs locaux, pour encourager les emplois non délocalisables dans les territoires.
  • La loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes du 4 août 2014 vise à inciter les pères à prendre un congé parental, à conditionner l’accès aux marchés publics au respect par les entreprises de l’égalité professionnelle, à protéger les mères isolées des impayés de pension alimentaire, ou encore à étendre à tous les champs de responsabilité le principe de parité.
  • La rentré de septembre 2014 a permis à Madame Najat Vallaud-Belkacem, première femme ministre de l’Education Nationale, de généraliser, à l’ensemble du pays, la réinstauration d’une cinquième matinée de classe (qui avait été supprimée par la droite en 2008). Cette réforme des rythmes scolaires a conduit à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à faire accéder tous les élèves à des activités sportives, culturelles, artistiques qui contribueront ainsi à développer leurs curiosités intellectuelles et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école. Cette rentrée scolaire a, comme pour les années précédentes, été accompagnés de création de postes afin d’être conforme à nos engagements de campagne.
  • 14 octobre 2014 : vote de la loi sur la transition énergétique. Ce texte majeur du quinquennat fixe des objectifs clairs et met en place des outils opérationnels ainsi que des aides simples et efficaces. C’est une première étape décisive pour réussir l’émergence d’un nouveau modèle de développement. Cette loi « d’action et de mobilisation » engage le pays tout entier dans une croissance verte créatrice d’activités nouvelles et d’emplois durables.
  • 17 décembre 2014, adoption définitive de la nouvelle carte territoriale de France à 13 régions (contre 22 actuellement). Une étape supplémentaire dans la décentralisation. Avec cette rationalisation des territoires,  des économies de gestion et de structure sont à prévoir à terme.
  • 22 décembre 2014, le budget de la sécurité sociale est adoptée par l’Assemblée Nationale et porte de nombreux progrès. Le premier d’entre eux est l’assainissement du déficit qui garantit la pérennité d’une sécurité sociale universelle et solidaire. Cette amélioration, qui se fait sans déremboursement ni coupe dans les prestations, permet des avancées importantes : la suppression des franchises médicales pour les Français les plus modestes, l’instauration du 1/3 payant, l’accès à des traitements coûteux comme la thérapie contre l’hépatite C, l’installation de médecins dans les déserts médicaux, la baisse de la CSG pour 700 000 retraités. Seul sera appliqué une modulation des allocations familiales, souhaitée depuis longtemps par la gauche, elle répare une injustice (les plus favorisés bénéficiaient de plus d’aides que les autres) sans briser le principe d’universalité. C’est la preuve qu’on peut réduire les déficits sans remettre en cause le niveau de prise en charge de l’assurance maladie. Depuis 2012, nous avons réussi à maîtriser les dépenses sans déremboursement ni suppression de prestations sociales.  Nous revenons aux sources du principe d’universalité de la sécurité sociale : que chacun puisse avoir les mêmes protections quels que soient ses revenus. C’est la marque d’une politique de gauche.

De plus, de nombreuses réformes sont encore en cours d’élaboration et seront finalisé en 2015, tel que le projet sur la croissance et l’activité (loi « Macron »), celles sur les mesures de simplification ou encore la réorientation de l’Europe avec un plan d’investissement de 315 milliards d’euros sur 3 ans.

Malgré la crise qui s’éternise et rend notre action moins visible continuons à avancer et à préparer l’avenir.